séance Le chant du monde
dimanche 11 octobre 12h50
documentaires
L’ouverture des portes est à 8h45, pensez à vous munir de votre billet (pass) acheté en ligne ou présentez-vous à la billetterie à l’entrée du domaine de Brie. Carte bleue acceptée

réalisé par Appoline Oudot, Sydney Gellé et Victor Roghe 39 min, France
Documentaire
J’ai égaré les ombres – vf
Sur une petite planète qui se prend pour une étoile, des lueurs et des rumeurs sillonnent un paysage morcelé. D’insidieuses pollutions sensorielles sévissent, altérant peu à peu nos sens et nos rythmes biologiques. Mais nous ne sommes pas les seuls à être impactés par ces bruits et ces lumières. Dans ce dédale de milieux anthropiques, où les barrières sont multiples, les autres vivants cherchent leur chemin. La fragmentation devient alors un obstacle, et parfois même, un piège.
Des montagnes à la mer, scientifiques et habitant-es du territoire français nous montrent qu’il est encore temps de rallumer les étoiles pour que vivent les ombres.
Le mot du festival
J’ai égaré les ombres mériterait largement d’être diffusé sur Arte, tant par son esthétique léchée que par son propos, à la fois sensible et très actuel.
Un film documentaire choral réalisé par les anciens.nnes de l’IFFCAM (Institut Francophone de Formation au Cinéma Animalier) où ils.elles ont mis avec élégance leur savoir faire et leurs convictions.
Et voir et à revoir en famille

réalisé par josephine tomat, philippine barth et Clarisse Bonnet, 33 min, France-Mongolie
Documentaire
Dzud, le souffle des steppes – vostfr
Hiver 2024. Cet hiver-là fut le plus brutal qu’ait connu la Mongolie depuis un demi-siècle. Le dzud est un phénomène climatique imprévisible, conséquence d’une sécheresse estivale extrême, il provoque un hiver tout aussi extrême et sec.
Cette année, il frappe avec une violence inédite, emportant avec lui près de six millions d’animaux et vient rompre l’équilibre de milliers de familles d’éleveurs.
Dans un pays où l’élevage pastoral constitue un héritage ancestral, la fin du système socialiste, l’ouverture au marché mondial et l’intensification des phénomènes climatiques redessinent les contours du pastoralisme.
Les éleveurs, en première ligne face au changement climatique, n’ont pas d’autre choix que de réinventer leurs modes de vie, leurs façons de se déplacer, au gré des saisons et des besoins de leurs animaux.
En confrontant le récit d’éleveurs, d’associations et d’universitaires, ce documentaire nous plonge au cœur des steppes, à la rencontre de celles et ceux qui vivent et étudient le pastoralisme d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
Le mot du festival
Imaginez : Vous avez une vie tranquille puis vient une équipe de fonctionnaires de l’URSS pour vous signifier que les choses vont changer. Puis, quelques décennies plus tard, on vient vous annoncer que cette fois-ci, vous êtes passé au modèle capitaliste. Et puis survient le réchauffement climatique auquel vous assistez.
A travers des paysages grandioses, les réalisatrices nous emmènent dans ces steppes où les habitants voient leur mode de vie ancestral remis en cause par ce “grand quelque chose” dont ils ne sont jamais à l’origine.
Il faut voir Dzud, le souffle des steppes pour comprendre l’impact de ces boueleversements sur les paysages et la population.
Un film essentiel

réalisé par Emeline Lefebvre, 19 min, France
Documentaire
Êtres de lisière – vf
Communs et singuliers, résistants et fragiles, facétieux et rêveurs, inoffensifs et traqués… Les renards roux laissent rarement indifférents et leurs chemins de vie sont semés d’embûches.
Michel est paysan au sein de sa ferme familiale du Doubs, dont il a banni les pesticides. Il nous raconte son histoire, aux côtés de sa petite fille Elyne. Il lui transmet chaque jour, sa passion et son engagement pour préserver l’environnement qui les entoure, ces prairies naturelles entourées de forêts et de ses habitants.
Un attachement particulier pour les renards roux unit ce grand-père et sa petite fille, et nous rappelle les conditions de vie difficiles de ces animaux.
Emeline Lefebvre
Après un parcours médico-social en protection de l’enfance, Emeline Lefebvre se forme en réalisation documentaire à l’IFFCAM de 2022 à 2024. Elle y réalise deux premiers courts métrages Êtres de lisière et La Part de ciel.
Son travail documentaire explore les liens, les relations, les connexions entre êtres vivant-es, espaces et éléments, portant une attention particulière à la fragilité, la singularité et la sensibilité des autres animaux, avec qui nous habitons le monde.
Le mot du festival
Emeline Lefebvre déploit toute sa patience et son sens inné de l’esthétique pour capter ces petits moments magiques que l’on peut trouver dans certains documentaires animaliers.
Car il ne s’agit pas de mise en scène ici mais bien de hasards heureux qu’Emeline Lefebvre saisit (comme ce jeu entre renardeaux). On y sent toute la tendresse de la cinéaste pour le vivant et la présence de Michel et de sa petite fille renforce cette douceur.
A la fin de ce documentaire on peut se demander: franchement, qui n’aime pas les renards ?
Les cinéastes ont besoin de vous.
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